Art et création médiévale

Mis à jour : 10 nov. 2020




Photographe: Noshiba

Le confinement aura au moins eu comme avantage de nous faire nous interroger sur ce que nous entendions faire d’un temps laissé libre par obligation. Pour ma part, en plus d’avoir continué d’exercer mon métier sous toutes ses formes (écritures horlogères, réparations de montres et pendules, expertises de produits et de sociétés), j’ai ressorti la machine à coudre et les outils de bijouterie afin de créer ce qu’il ne m’était pas possible d’acheter, faute de conventions pour le faire, mais également de marchand capables de me proposer ce que j’attendais. On dit que l’on n’est jamais mieux servi que par soi même. J’ai pris le principe au pied de la lettre et me suis mis en tête de coudre mes vêtements et de créer mes propres bijoux sur la base de produits ayant existé, à l’aide de matériaux de la plus belle qualité. L’idée n’était pas de recopier servilement des pièces ayant été réalisées par d’autres, mais de proposer ma vision du vêtement comme il pouvait être à l’époque, sur la base de représentations trouvées dans les enluminures des ouvrages du XVème siècle.


Au final, et après pas mal d’heures à couper les bâtis en coton sur la base d’un patron réalisé par mes soins sur de grandes feuilles de papier piquées sur un mannequin à mes mensurations, j’ai découpé avec une certaine nervosité les métrages de toile de haute qualité que j’avais acheté en 2019 à Normania.


Photographe: Noshiba

Le Collier noble a lui aussi demandé beaucoup de travail. La réalisation de chacune des 4 cires (Trois pour le collier et une pour le renard) a nécessité 4 jours de travail.

Photographe: Noshiba

A cela est venu s’ajouter une journée complète de travail pour la réalisation des moules pour reproduire les éléments constitutifs de ce bijou. Une fois chaque partie nettoyée et testée pour valider la qualité des fonderies (le renard est réalisé en un moule composé de 4 éléments s’imbriquant les uns dans les autres), il a fallu produire 10 coquilles, 12 nœuds, un motif central et un renard (en réalité, trois ont déjà été coulés) en étain récupéré de vaisselles signée Étain du Manoir » pour être certain de la qualité et de la pureté du métal.






Une fois chaque pièce ébavurée et polie (les pièces en cire avaient été soignées pour éviter trop de retouches), il a fallu percer les trous de passage des

chaines et les réaliser une à une à la main afin de suivre l’arrondi du collier. La fonte et la retouche ont demandé 5 heures de travail et l’assemblage total, seulement 4 heures. Au final, l’ensemble est assez aisément reproductible pour un prix acceptable et il sera sans doute possible de proposer aux membres de l’association d’acquérir un pareil bijou. De même, il sera envisageable -moyennant devis- de proposer à différentes organisations et reconstituteurs, la réalisation de pareils colliers nobles en y incorporant leur motif final (toison d’or, étoile, hermine…).










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Photographies & Conception: Noshiba